"Ils n'ont pas osé aller en pèlerinage en Tunisie par crainte du Printemps arabe. Mais au Maroc, où les islamistes sont pourtant aussi au pouvoir, des juifs d'Israël n'ont pas eu peur de venir cette semaine vénérer leurs saints en toute tranquilité" — Au Maroc, des juifs venus d'Israël prient leurs saints en toute tranquillité (Jeune Afrique)
Près de 59% des Turcs en font partie. La classe moyenne, soutien majeur de la croissance économique du pays ces dix dernières années, adhère dans sa majorité à des valeurs religieuses conservatrices. Elle raffole des séries télévisées et de ces temples de la consommation que sont les centres commerciaux. C’est en tout cas ce qu’affirme un institut de sondage — Religion et consommation, les mots d’ordre de la classe moyenne turque (Anne Andlauer, Le Petit Journal)
"Au Pays du Cèdre et des milices religieuses, la laïcité est inscrite dans la constitution. Début avril, un colloque international, tenu à Beyrouth, l'a opportunément rappelé" — Rêve laïc au Liban (Jacques-Marie Bourget, Bakchich)
"Un mois après ses cent jours de gouvernement, Ennahda légalise son alter ego, une formation salafiste. Beaucoup y voit une tactique du parti de Ghannouchi qui doit tenir son congrès national en juillet mais aussi une parade à ses multiples échecs en tant que parti au pouvoir" — En prévision du congrès d’Ennahda. Le gouvernement conduit par le parti de Ghannouchi légalise les salafistes (Djamel Bouatta, Liberté)
L’excision a été interdite en Égypte en 2007, après la mort d’une fillette de 12 ans. Cette tradition ancestrale persiste pourtant dans l’illégalité et des hommes politiques conservateurs se battent en ce moment pour qu’elle soit de nouveau autorisée. En 2008, plus de 90 % des Égyptiennes en âge d’avoir des enfants ont subi une excision, selon une enquête des autorités égyptiennes — Polémique sur l’excision en Égypte : "Ce n’est pas un acte religieux, mais une tradition dangereuse" (France 24)
By excluding the non-religious and secular, the Religion & Society programme shows how such studies must change — This path-breaking religious research – can we have no more like it? (Lois Lee, The Guardian
What is a good death? Ritual, whether religious or not, still counts. 'Capturing the person' at funerals is a distinctly modern concern – traditionally the ritual has focused on the bigger picture (Matthew Engelke, The Guardian)
"Les évêques catholiques du Canada croient que les voix religieuses ont le droit d'être entendues lors de débats publics, et qu'elles ne devraient pas être mises de côté au nom de la séparation entre l'Église et l'État. Les évêques encouragent aussi la désobéissance civile dans les cas où la politique publique va à l'encontre de la morale privée sur des questions comme l'avortement, la contraception ou le mariage gay" — Les évêques canadiens croient que l'Église a sa place dans les débats publics (Huffington Post/Québec)
Ultra-Orthodox Jews To Hold Huge Rally Against The Internet At Citi Field. The New York rally's organizers clearly think the Internet is one of the biggest threats to traditional Jewish life -- if not the biggest. Meanwhile, a group of Jews is planning a counter-rally at Citi Field to address the problem of child sexual abuse in the Orthodox Jewish world and to advocate for reform (Huffington Post)
President Obama and his Republican rival, Mitt Romney, have said for months that the 2012 election will be about the economy. But on Thursday, it became — at least for a brief moment — about the always touchy issues of race and religion — Race and Religion Rear Their Heads (Michael D. Shear, The New York Times)
Andy Gipson, Mississippi GOP Lawmaker, Blasts Gays, Cites Bible Passage Calling For Their Death. Mississippi state Rep. Andy Gipson (R) weighed in on President Barack Obama's gay marriage decision last week, invoking a bible passage that calls for gay men to be "put to death" (Nick Wing, Huffington Post)
Le retour à une "laïcité normale" ? (Stéphanie Le Bars, Le Monde)
La presse italienne a révélé vendredi de nouveaux documents confidentiels du Saint-Siège, trois semaines après que Benoît XVI eut mis en place une commission d'enquête afin de faire toute la lumière sur l'origine de fuites répétées au Vatican — Vatican : nouvelles révélations de documents confidentiels (AFP, La Libre Belgique)
"Se lancer dans une biographie du cardinal Lustiger après qu’il eut lui-même publié 22 livres était éminemment risqué. Pourtant, Henri Tincq... l’a fait. Résultat : 368 pages fort bien écrites qui se lisent tel un roman" — La résurrection du cardinal Lustiger (Caroline Pigozzi, Paris Match)
Equal Protection vs. ‘Religious Freedom’. Une opinion de Susan Jacoby dans le New York Times.
Des membres du caucus pro-vie du Parti conservateur font campagne dans les églises pour relancer le débat sur l'avortement — Avortement: des conservateurs font campagne à l'église (Hugo De Grandpré, La Presse)
"Nommé ministre de l'intérieur, Manuel Valls sera aussi en charge des cultes. Le maire d'Evry est l’un des rares responsables socialistes à avoir pris des positions tranchées sur des dossiers récents liés à la laïcité et à l’islam" — Manuel Valls, ministre partisan d’une « laïcité exigeante » (Stéphanie Le Bars, Blog Digne de Foi, Le Monde)
Encore peu nombreux à l’échelle de la population française, les évangéliques représentent désormais quasiment la moitié des protestants du pays. Récemment fédérée au sein d’un conseil national, cette nébuleuse ne cesse de croître et de s’organiser — Les évangéliques, la minorité qui monte (Maïté Darnault, Le Monde des Religions)
C'est historique : pour la première fois, l'Eglise évangélique luthérienne de France (EELF) et l'Eglise réformée de France (ERF) vont unir leurs synodes du 17 au 20 mai à Belfort, pour adopter les textes constitutifs qui donneront naissance en 2013 à l'Eglise protestante unie. Une union qui marque un tournant pour le protestantisme — Rapprochement historique entre luthériens et réformés (Marie-Lucile Kubacki, La Vie)
"L’Irak abrite de nombreux vestiges chrétiens, en particulier près de Nadjaf. Négligés depuis quelques mois, certains sont carrément menacés de disparition" — Irak: vestiges chrétiens menacés (P.G. avec La Croix, Catho.be)
"In northern Nigeria, it is a truth universally acknowledged that widows and divorcees must be in want of a husband, whether he is rich, or not. Thus religious authorities have decided to organise the wedding of a thousand women's dreams" — Nigerian state sees mass weddings as solution to soaring divorce rate (Monica Mark, The Guardian)
"La tombe d'un criminel italien enterré dans une église romaine et soupçonné d'avoir été impliqué dans l'enlèvement et la disparition en 1983 de la fille d'un employé du Vatican, un cas qui a ému à l'époque toute l'Italie, a été ouverte lundi, ont rapporté les médias italiens" — Italie : liaisons dangereuses entre la mafia et le Vatican (AFP, Le Point)
"Dans ce cahier de l'Institut Religioscope, fruit de recherches de terrain et d'une quarantaine d'entretiens avec des Algériens convertis au chiisme, Abdelhafidh Ghersallah apporte une information documentée sur l'émergence d'une nouvelle communauté religieuse en Algérie" — Etude: le chiisme en Algérie – de la conversion politique à la naissance d’une communauté religieuse (Religioscope)
"Vaincus dans les urnes, les partis islamistes «modérés» menacent de contester le pouvoir dans la rue" — Les «barbus» algériens piégés par les législatives (Thierry Portes, Le Figaro)
"Abdallah Djaballah, président fondateur du Front de la justice et du développement, dénonce la "mascarade" des législatives" — Un parti islamiste menace l'Algérie d'une révolution (AFP, Le Point)
"Le président fondateur du parti radical islamiste Front de la Justice et du Développement (FJD) Abdallah Djaballah a dénoncé dimanche à l'AFP le scrutin législatif du 10 mai qui a laminé les islamistes et menacé le pays d'une révolution" — Un parti radical islamiste menace d'une révolution (AFP, La Libre Belgique)
Depuis l’immolation de Bouazizi en Tunisie le 17 décembre 2010 et la destitution de Ben Ali un mois plus tard, on assiste à un éveil des sociétés arabes. L’Egypte se débarrasse de Moubarak, la Lybie de Kadhafi, et en Syrie, malgré une répression très violente et le risque d’une guerre civile, les opposants au régime de Bachar al Assad poursuivent le combat.
Les révolutions arabes supposent des changements radicaux, donc une redéfinition de la citoyenneté, du pacte social et des rapports entre le politique et la religion. Mais cette redéfinition du politique a surpris par les scores écrasants réalisés par les formations islamistes lors des dernières élections. Comment s’explique ce retour vers le religieux ? Comment interpréter l’accession au pouvoir des islamistes et comment décrypter leur place dans le paysage politique post-révolutionnaire ?
En février et mars derniers, plusieurs membres de la famille Berg, leaders spirituels du Kabbalah Centre (KC), rendaient visite au jeune Kabbalah Centre de Moscou et à sa « communauté kabbalistique », qui existe depuis un peu plus d’un an. L’occasion pour les dirigeants du KC d’inaugurer de nouveaux bâtiments en plein centre de la capitale russe et de constater l’expansion du mouvement en Russie. « Nouveau mouvement religieux » pour les uns, « secte » pour les autres, le Kabbalah Centre jouit d’une importante visibilité dans le paysage de la spiritualité contemporaine. Si le mouvement, fondé dans les années 1960 aux Etats-Unis par Philip Berg, trouve son origine dans le judaïsme, il a su, par une constante réélaboration de son discours, atteindre un public bien plus large, au-delà de l’appartenance religieuse.
La mort de Mohammed Bouazizi, simple vendeur de rue, a entraîné l’année passée un soulèvement sans précédent en Tunisie, un pays connu pour la sévérité et l’efficacité de son système répressif. Le soulèvement en question a finalement conduit à la chute du régime de Ben Ali, en janvier 2011, et surtout il a inspiré bien d’autres peuples du Proche-Orient : les uns, en Egypte et en Libye, ont eux aussi poussé leurs dirigeants vers la sortie. D’autres ont eu moins de succès, à Bahreïn notamment, où la répression a pu contenir les velléités de changement d’une partie de la population.
Un fait divers dramatique — l’effondrement du plancher d’un lieu de culte évangélique en pleine célébration pascale — entrainant la mort de deux personnes, a récemment placé sous le feu des projecteurs médiatiques la question des lieux de cultes évangéliques en région parisienne [voir notamment notre Revue de presse du 10 avril dernier]. Si les fantasmes vont bon train quant à l’existence de centaines de communautés volatiles qui pousseraient comme des champignons, leur étude reste malaisée. Les chiffres cités par le Conseil national des Evangéliques de France (CNEF) à l’occasion du drame de Stains font mention de 35 nouvelles communautés évangéliques par an pour l’ensemble de l’hexagone. Il n’en reste pas moins difficile pour ces dizaines de groupes de se trouver un lieu de culte approprié. Qu’en est-il en Région bruxelloise ?
Even though “religion as the opiate of the people” is one of the oft-quoted (albeit occasionally misunderstood) tenets of Marxist criticism, nowhere in the 1,800 or so pages of Michael Toolan’s Critical Discourse Analysis (2002) can one find a study denouncing a use of religious discourse seeking “to shape people's perceptions, cognitions and preferences in such a way that they accept the existing order of things, [...] because they are made to value it as divinely ordained and beneficial.” (S. Lukes: Power: A Radical View, 1974). Theolinguistics is, then, called upon to fulfill a new critical mandate today, as the very status of religious language, i.e. the manner in which it is to be read, received, understood and believed has become an issue in a number of debates which have over the last few years captured much public attention and polarized opinion, opening a new battlefield in the culture war. Biblical, theological, literary and linguistic scholarship have offered insightful and well-informed answers to most problems of religious language; but even so, religious discourse (mainly, but not exclusively Christian) has remained a problematic and controversial topic. One reason for this seems to be that no theory of religious language, no matter how open-ended, can accommodate the full variety of religious temperaments.