Deux nouvelles qui, pour des motifs bien différents, ont fait sensation, se sont entrechoquées ces derniers jours dans la presse, affichant deux facettes bien contrastées d’une même question — à savoir la circoncision.
Le tribunal de grande instance de Cologne, en Allemagne, a en effet estimé, dans un jugement qui a fait grand bruit, que « le corps d’une enfant était modifié durablement et de manière irréparable par la circoncision », une modification « contraire à l’intérêt de l’enfant, qui doit décider plus tard par lui-même de son appartenance religieuse ». Un jugement aussitôt et vertement mis en cause par les organisations juives et musulmanes, dans un contexte où se télescopent de manière brutale traditions religieuses, mutilations génitales, liberté religieuse et santé publique.
Le Bundestag, la principale chambre du Parlement fédéral allemand, a adopté à une large majorité de 434 voix (contre 100 et 46 abstentions), ce mercredi 12 décembre, un projet de loi gouvernemental qui autorise la circoncision pour motif religieux. Ce texte prévoit que l’opération devra se dérouler dans un cadre médicalisé, et être pratiquée soit par un médecin, soit par un circonciseur, si ce dernier se conforme toutefois à une série d’obligations sanitaires strictes et encadrées.