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L'Observatoire des Religions et de la Laïcité (ORELA) de l'Université libre de Bruxelles fait paraître son troisième rapport sur l'état des religions et de la laïcité en Belgique, portant sur l'année 2014. Fort de près de 100 pages, ce rapport propose des commentaires et analyses relatifs à ce qui a fait l'actualité des religions et de la laïcité en Belgique l'an dernier. Il aborde le domaine des rapports entre religion et société comme celui des relations entre l'Etat et les cultes, et ce dans un contexte marqué de forte médiatisation du religieux, de peurs autour de l'islam, de recrudescence de l'antisémitisme, de débats sur des questions éthiques, entre sécularisation de la société et retour institutionnel des religions. Il met en particulier en évidence la diversité culturelle et convictionnelle que l'on rencontre dans la Région de Bruxelles-Capitale, contrastant souvent avec la situation connue dans les autres Régions du pays.

Le rapport au format pdf peut être téléchargé sur cette page-ci.

La rentrée scolaire 2015 en Belgique francophone est la première depuis l’arrêt de la Cour constitutionnelle imposant à la Communauté française (Fédération Wallonie-Bruxelles) d’octroyer une dispense du cours de religion ou de morale non confessionnelle à tous les parents (ou aux élèves majeurs) qui en font la demande. Qu’adviendra-t-il de ces élèves dispensés pendant les deux heures ainsi libérées ? Quel impact cette nouvelle organisation peut-elle avoir sur l’avenir de l’enseignement des religions et de la morale à plus long terme ? Les questions sont aujourd’hui nombreuses, et souvent sans réponse claire.

En 2015, le nombre d’abattages rituels d’un ovin dans le cadre de la fête de l’Aïd el Kébir a diminué drastiquement en Belgique. En cause, l’interdiction des abattoirs temporaires dans deux régions du pays (la Flandre et la Wallonie) et un boycott des autres structures largement suivi au sein de la communauté musulmane. Cette évolution annonce-t-elle une interdiction générale de l’abattage sans étourdissement préalable, une question qui revient régulièrement dans l’actualité ces dernières années, en Belgique comme dans d’autres pays européens ?

Un nouveau procès mené à l’encontre de l’Église de Scientologie débute à Bruxelles ce 26 octobre. L’Église de Scientologie de Belgique et le Bureau européen de l'Église de Scientologie internationale, ainsi que certains de leurs responsables, comparaissent en effet devant le tribunal correctionnel. Les chefs d’accusation sont lourds et englobent la qualification d’organisation criminelle. La Scientologie, qui s’était faite plutôt discrète en Belgique ces derniers temps, bien qu’elle bénéficie d’implantations luxueuses dans la capitale de l’Europe, est ainsi appelée à revenir à la une des médias.

En juin 2014, ORELA remettait à son commanditaire, le Centre d'Action laïque, le rapport final d'une étude réalisée par Stéphane Jonlet et consacrée aux "Dynamiques individuelles de sécularisation : le cas des personnes de tradition musulmane en Belgique". Ce rapport, rendu public depuis, a tenté d’apporter une meilleure compréhension du vécu de ceux qui, liés d’une manière ou d’une autre au « monde musulman », se sont éloignées de ses pratiques et croyances religieuses.

En juin 2014, ORELA remettait à son commanditaire, le Centre d'Action laïque, le rapport final d'une étude réalisée par Stéphane Jonlet et consacrée aux "Dynamiques individuelles de sécularisation : le cas des personnes de tradition musulmane en Belgique". Ce rapport, rendu public depuis, a tenté d’apporter une meilleure compréhension du vécu de ceux qui, liés d’une manière ou d’une autre au « monde musulman », se sont éloignées de ses pratiques et croyances religieuses.

L’hypothèse principale qui a présidé à la conception de l’étude était celle de l’existence d’un phénomène de « double marginalisation » subi par ces personnes : d’un côté de la part de musulmans qui les rejettent en raison de la distance qu’ils affichent envers la religion ; d’un autre côté de la part d’acteurs institués de la société belge qui les assignent à une supposée identité religieuse. Le but de cette recherche a consisté à apporter un regard objectif sur ce phénomène de « double marginalisation », tout en le situant dans le contexte plus large des dynamiques de sécularisation qui se développent au sein des populations musulmanes de Belgique.

Le rapport au format pdf peut être téléchargé sur cette page-ci.

Le 12 mars 2015, la Cour constitutionnelle de Belgique a rendu un arrêt appelé à faire date : en effet, suite à une question préjudicielle posée par le Conseil d’État, la Cour a accordé aux parents d’élèves de l’enseignement officiel le droit d’obtenir désormais sur simple demande, non motivée, une dispense pour leurs enfants de suivre l’enseignement d’une des religions dites reconnues, ou de la morale non confessionnelle. Et ce parce que la Cour a estimé que le cours de morale était un cours engagé, non du fait de son contenu — dont elle ne préjuge pas —, mais parce que l’article 5 du décret de la Communauté française de 1994 définissant la neutralité de l’enseignement officiel fonde explicitement le cours de morale sur le principe du libre examen.

La manière dont le grand public et les médias se représentent le fait religieux est souvent tributaire des coups de projecteurs braqués sur les religions en raison de l’actualité immédiate et des rapports de force qu’elles subissent ou entretiennent entre elles — voire avec l’Etat et les collectivités locales. Dès lors, beaucoup de stéréotypes et a prioris circulent sur les religions, leurs pratiques et les croyants. Pour les sciences humaines, l’une des manières les plus efficaces d’approcher la façon dont la religion est vécue, pratiquée, perçue et expérimentée par les individus est l’enquête. ORELA, dans le cadre de "La Religion dans la Cité", et en collaboration avec Le Soir et la RTBF, vient ainsi de faire réaliser par IPSOS un sondage sur « Les Belges francophones et la religion ». Quels enseignements en tirer ?

Le 30 mars 2014, un nouvel organe représentatif du culte islamique était présenté à la presse belge. Issu pour la première fois d’un processus d’élection interne aux mosquées, cet Exécutif des Musulmans de Belgique avait pour mission de stabiliser l’organisation du culte islamique et faire progresser des dossiers importants, en particulier la reconnaissance de nouvelles mosquées. Deux ans plus tard, un constat d’échec entraine un remaniement de sa composition et la nomination d’un nouveau président, sur fond de moyens supplémentaires alloués par les pouvoirs publics au culte islamique.

Certains s’étonnent de l’intérêt que la presse belge porte aux plus hautes autorités de l’Église catholique. La nomination et chacune des déclarations d’un archevêque sont abondamment répercutées par les médias. Ces derniers savent qu’une émission ou un débat qui compte un « primat » de Belgique bénéficie immanquablement d’une grande audience. Cette attention contraste évidemment avec le nombre de Belges qui pratiquent la religion catholique. Quelles sont, alors, les raisons de ce succès ? Les archevêques auraient-ils encore un quelconque pouvoir d’influence dans notre société sécularisée et déchristianisée ? La récente biographie consacrée au cardinal Godfried Danneels (Karim Schelkens et Jürgen Mettepenningen, Godfried Danneels, Biographie, Anvers, 2015), qui fut archevêque de Malines-Bruxelles entre 1979 et 2010, permet d’offrir un aperçu sur l’évolution de cette fonction, et de répondre à certaines de ces questions.

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