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Un fait divers dramatique — l’effondrement du plancher d’un lieu de culte évangélique en pleine célébration pascale — entrainant la mort de deux personnes, a récemment placé sous le feu des projecteurs médiatiques la question des lieux de cultes évangéliques en région parisienne [voir notamment notre Revue de presse du 10 avril dernier]. Si les fantasmes vont bon train quant à l’existence de centaines de communautés volatiles qui pousseraient comme des champignons, leur étude reste malaisée. Les chiffres cités par le Conseil national des Evangéliques de France (CNEF) à l’occasion du drame de Stains font mention de 35 nouvelles communautés évangéliques par an pour l’ensemble de l’hexagone. Il n’en reste pas moins difficile pour ces dizaines de groupes de se trouver un lieu de culte approprié. Qu’en est-il en Région bruxelloise ?

La question de la régulation publique du religieux est depuis peu revenue au cœur du débat de société en Belgique, et ce pour plusieurs motifs. D’abord, une polarisation idéologique que l’on n’avait plus connue à ce sujet depuis de longues années. Ensuite, l’effet collatéral des controverses relatives à la diversité culturelle et aux demandes de reconnaissance, le plus souvent brandies au nom de la liberté religieuse, qui sont au cœur de cette question. A cela s’ajoute, il faut bien le dire, la gestion chaotique du culte islamique dont les pouvoirs publics ont fait preuve ces quinze dernières années. Et puis aussi la mise en cause de la part privilégiée perçue en matière de financement public par une Eglise catholique en perte de vitesse et de crédibilité. Enfin, dernier élément, du fait des rapports rendus par les commissions successives invitées par les ministres de tutelle à plancher sur une réforme du système de financement des cultes.

La commission de l’Éducation du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a entamé une série d’auditions autour du projet d’introduction d’un tronc commun pour tous les cours de religion et le cours de morale non confessionnelle, présenté par la ministre de l’Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet (Centre démocrate humaniste - CdH). Ce tronc commun serait articulé autour de trois thématiques : le questionnement philosophique, le dialogue interconvictionnel et l’éducation à une citoyenneté active. Le contenu en serait déterminé par un groupe de travail composé des différents représentants des cultes (à l’instar du Conseil supérieur des cours philosophiques, qui fonctionne depuis 2005), et serait d’application tant en primaire qu’en secondaire, et ce, dans tous les réseaux. Il ne concernerait cependant qu’une partie du programme de chaque cours, l’autonomie de chaque culte restant entière pour le reste du contenu de l’enseignement.

L’historien Léon Saur vient de défendre à l’Université de Paris I une thèse de doctorat monumentale, fruit de quinze années de recherche, intitulée Catholiques belges et Rwanda : 1950-1964. Les pièges de l’évidence. Cet exercice magistral de critique historique, de près de 2300 pages, fera date, sans aucun doute, concernant le Rwanda à l’ère coloniale. Il relève d’un défi vertigineux dans le chef de l’auteur : avoir décidé de tout remettre à plat, de ne se satisfaire d’aucune idée reçue, et de proposer une lecture toute nouvelle de l’histoire du Rwanda à la veille de l’Indépendance, après l’avoir patiemment déconstruite.

Les Brésiliens sont devenus assez nombreux en Belgique, et particulièrement dans sa capitale, au cours des deux dernières décennies. Très généralement d’extraction populaire et souvent relégués dans une situation administrative d’illégalité, ils occupent les niches professionnelles classiquement réservées au XXIe siècle aux immigrants de fraîche date dans les pays les moins touchés par la crise : travail dans le bâtiment, dans l’entretien des jardins, dans le nettoyage, la restauration, les soins aux enfants, aux personnes âgées, aux malades, la domesticité interne et la prostitution. En émigrant ils ont évidemment emporté avec eux leurs croyances. Si le Brésil était encore considéré au XXe siècle comme uniformément catholique (porteur seulement de traces de syncrétisme avec des cultes africains ou locaux), ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les catholiques sont 64,6 % (soit 123 millions de Brésiliens), les protestants 22,2 % (42 millions de personnes) et 8 % de la population se définit sans affiliation religieuse.

L'Observatoire des religions et de la laïcité (ORELA) de l'Université libre de Bruxelles a la plaisir de vous annoncer la parution de son premier rapport sur l'état des religions et de la laïcité en Belgique. Ce rapport porte sur l'année 2012, et sera présenté le mardi 11 juin à 11h, au Centre interdisciplinaire d'étude des religions et de la laïcité de l'Université libre de Bruxelles, 17, avenue Fr. D. Roosevelt à 1050 Bruxelles (rez-de-chaussée). Ce rapport sera ensuite accessible en ligne sur notre site.

Réservation souhaitée au +32 2 6503849 ou par mail :   Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

L'Observatoire des religions et de la laïcité (ORELA) de l'Université libre de Bruxelles fait paraître son premier rapport sur l'état des religions et de la laïcité en Belgique, portant sur l'année 2012. Fort de près de 100 pages, ce rapport propose des commentaires et analyses relatifs à ce qui a fait l'actualité des religions et de la laïcité en Belgique l'an dernier. Il aborde le domaine des rapports entre religion et société comme celui des relations entre l'Etat et les cultes, et ce dans un contexte marqué de revendications identitaires et religieuses et de débats sur des questions éthiques notamment, entre sécularisation marquée de la société et retour institutionnel des religions.

Le rapport au format pdf est accesssible ici.

C’était il y a cinq ans, le 27 février 2008 : la Cour de Cassation de Belgique rejetait le pourvoi introduit par l’Eglise de Scientologie. Celle-ci, objet de poursuites pour escroquerie et abus de confiance depuis plusieurs années avait en effet tenté, par cinq plaintes successives avec constitution de partie civile, introduites entre 2000 et 2008  — et toutes classées sans suite, par ailleurs —, de s’en prendre à des magistrats du ministère public, accusés d’avoir fait état publiquement de ces poursuites. Dans le même temps, en 2007, elle avait également saisi la chambre des mises en accusation de la Cour d’Appel de Bruxelles d’une demande tendant à ce que soient déclarées irrecevables les imputations la concernant, au motif, disait-elle, que ces déclarations du ministère public à la presse violaient le secret de l’instruction, méconnaissaient la présomption d’innocence et portaient atteinte au droit à un procès équitable.

La Foire musulmane fait presque désormais déjà partie du panorama bruxellois. Elle s’impose comme un événement islamique majeur à l’échelle de la Belgique. Dans un climat serein et détendu, elle permet à des musulmans de se rassembler, d’échanger et de se rendre visibles sous des aspects qu’eux-mêmes choisissent et valorisent. Ses organisateurs promeuvent un islam de Belgique, un raffermissement des liens communautaires et l’ouverture à la société autour du rappel de valeurs qui leur sont chères. Ce rendez-vous annuel de musulmans de Belgique, ouvert à tous, reflète l’expression privilégiée d’une sensibilité islamique particulière, en transformation, qu’il importe de mieux comprendre.

L’organe représentatif du culte islamique vient d’être renouvelé ; sa nouvelle composition a été présentée ce 30 mars, au terme d’un processus de sélection organisé au sein des mosquées. Alors que les élections des équipes précédentes avaient été ouvertes à tous les musulmans de Belgique et avaient reçu une large attention médiatique, cette fois le processus s’est accompli dans la discrétion. Le nouvel Exécutif sera-t-il à même de stabiliser la représentation du culte islamique et de fonctionner plus efficacement que ses prédécesseurs ?

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