Mercredi 16 octobre 2019

L’enseignement des faits religieux est un sujet à la croisée de questionnements qui relèvent de la recherche fondamentale et de l’action politique. Il se déploie dans le cadre d’une réflexion générale sur la laïcité – dont l’acception en France est différente de celle qui prévaut en Belgique. Je soutiens que l’éducation à la laïcité constitue la finalité principale de l’enseignement des faits religieux ; c’est parce que cet enseignement est un moyen privilégié pour éduquer à la laïcité que son inscription comme enseignement transversal dans les programmes scolaires est justifiée.

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Vendredi, 16 novembre 2018 09:59

Qu'est-ce qu'un conseiller laïque ?

L'invité ORELA, cette semaine, est Marc Mayer. Docteur en Santé publique, chargé de cours à l'Ecole de Santé publique de l'Université libre de Bruxelles, membre du Centre interdisciplinaire d'Etude des Religions et de la Laïcité (CIERL) et membre du comité d'éthique de l'Hôpital Erasme (ULB), Marc Mayer est par ailleurs conseiller laïque hospitalo-facultaire (CUB) - Hôpital Erasme. Il est l'auteur, notamment, de l'ouvrage "Le conseiller laïque entre libre écoute et libre examen" (coll. Réflexions Contemporaines, EME Editions, 2018).

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L'Observatoire des Religions et de la Laïcité (ORELA) de l'Université libre de Bruxelles fait paraître son sixième rapport sur l'état des religions et de la laïcité en Belgique, portant sur l'année 2017. Fort de 65 pages, ce rapport propose des commentaires et analyses relatifs à ce qui a fait l'actualité des religions et de la laïcité en Belgique l'an dernier, à la lumière du climat post-attentats et de la défiance à l'égard de l'islam et des musulmans. Il aborde le domaine des rapports entre religion et société comme celui des relations entre l'Etat et les cultes, et ce dans un contexte marqué de forte médiatisation du religieux, d'une omniprésence de l’islam (et surtout des peurs relatives à l'islam) tant dans les médias que dans le débat public, et de controverses sur des questions éthiques, entre sécularisation de la société et reconquête de l’espace public par le religieux. Il met en particulier en évidence les politiques publiques en lien avec le fait religieux, marquées par les développements de l’actualité récente, la réforme des cours de religion et de morale non confessionnelle, ainsi que la diversité culturelle et convictionnelle que l'on rencontre dans la Région de Bruxelles-Capitale.

Le rapport au format pdf peut être téléchargé au moyen du lien ci-dessous.

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Depuis une quinzaine d’année, le projet Eurel (Sociological and legal data on religions in Europe and beyond) s’attache à comparer le phénomène religieux parmi les différents pays européens, dans ses aspects juridiques et sociologiques surtout. Il réunit régulièrement son réseau de correspondants et organise, depuis peu, des conférences internationales ouvertes aux chercheurs autres que ceux affiliés à son réseau. Le dernier colloque d’Eurel s’est ainsi déroulé, les 26 et 27 septembre derniers, à Oslo, et portait sur le « formatage de la non-religion dans la société post-moderne », dans ses perspectives institutionnelles et légales. Il était co-organisé par Eurel et le projet Good Protestant, Bad Religion? Formatting Religion in Modern Society (GOBA) de l’Université d’Oslo.

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Historienne, directrice d’études et membre du CéSor à l'École des hautes études en Sciences sociales (EHESS, Paris), spécialiste de la pluralité religieuse et de la laïcité dans l’histoire française (XVIIIe-XXe siècle), de l'émancipation des juifs et de l'abbé Grégoire, auteur notamment de l'ouvrage "Aux sources de l’idée laïque. Révolution et pluralité religieuse" (Paris, Odile Jacob, 2015), Rita Hermon-Belot évoque ici pour ORELA les sources de l'idée laïque et de la pluralisation du religieux en France.

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Vendredi, 05 janvier 2018 14:39

Emmanuel Macron, entre religion et laïcité

Le politologue Philippe Portier, directeur du Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (GSRL-CNRS), faisait récemment le constat que dans un monde contemporain globalisé où le politique s’affaiblit, l’on voyait à l’œuvre une politisation de la foi et une spiritualisation du politique. Les pays les plus sécularisés n’échappent pas à la règle et c’est jusqu’à la France laïque qui aujourd’hui reconsidère son rapport au religieux. La présidence actuelle en témoigne de manière significative, illustrant de manière aiguë un autre constat de Philippe Portier (L’État et les religions en France. Une sociologie historique de la laïcité, 2016), à savoir que la laïcité serait une sorte de matière vivante dynamique, voire dulcifiante. À l’heure où il s’agit une nouvelle fois d’organiser ce que d’aucuns appellent sans trop de nuances « l’islam de France », et où doivent s’ouvrir des états généraux précédant la révision des lois de bioéthique — prévue à l’automne —, alors aussi qu’un récent sondage réalisé pour La Croix et le Forum européen de Bioéthique révèle une opinion publique très favorable à une évolution législative sur la PMA, la GPA et la fin de vie…, la France est agitée par de sempiternels conflits qui illustrent le paradoxe manifeste d’une République laïque où la religion est pourtant au cœur de la cité.

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L'Observatoire des Religions et de la Laïcité (ORELA) de l'Université libre de Bruxelles fait paraître son cinquième rapport sur l'état des religions et de la laïcité en Belgique, portant sur l'année 2016. Fort de plus de 80 pages, ce rapport propose des commentaires et analyses relatifs à ce qui a fait l'actualité des religions et de la laïcité en Belgique l'an dernier, à la lumière des terribles attentats de Bruxelles du 22 mars. Il aborde le domaine des rapports entre religion et société comme celui des relations entre l'Etat et les cultes, et ce dans un contexte marqué de forte médiatisation du religieux, d'une omniprésence de l’islam (et surtout des peurs relatives à l'islam) tant dans les médias que dans le débat public, et de controverses sur des questions éthiques, entre sécularisation de la société et reconquête de l’espace public par le religieux. Il met en particulier en évidence les politiques publiques en lien avec le fait religieux, marquées par les développements de l’actualité récente, la réforme des cours de religion et de morale non confessionnelle, ainsi que la diversité culturelle et convictionnelle que l'on rencontre dans la Région de Bruxelles-Capitale. Il pointe enfin la progressive tendance des reponsables politiques à s’appuyer sur les organisations convictionnelles pour travailler à la paix et à la cohésion sociales.

Le rapport au format pdf peut être téléchargé sur cette page ci.

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« La Collectivité territoriale de Guyane doit rémunérer son évêque et ses curés comme des fonctionnaires » titrait récemment la presse française, indiquant que cet héritage colonial, illustration parmi d’autres d’une « laïcité à deux vitesses » — suivant les termes de l’hebdomadaire Marianne —, venait d'être jugé conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel. En effet, après la décision très commentée relative au statut des cultes alsacien-mosellan (décision n° 2012-297 QPC du 21 février 2013, Association pour la promotion et l'expansion de la laïcité [Traitement des pasteurs des églises consistoriales dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle]), le Conseil constitutionnel s’est prononcé dans une décision du 2 juin 2017, à nouveau dans le cadre d’une question prioritaire de constitutionnalité, sur un autre régime local des cultes, celui en vigueur en Guyane.

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L'Observatoire des Religions et de la Laïcité (ORELA) de l'Université libre de Bruxelles fait paraître son cinquième rapport sur l'état des religions et de la laïcité en Belgique, portant sur l'année 2016. Fort de plus de 80 pages, ce rapport propose des commentaires et analyses relatifs à ce qui a fait l'actualité des religions et de la laïcité en Belgique l'an dernier, à la lumière des terribles attentats de Bruxelles du 22 mars. Il aborde le domaine des rapports entre religion et société comme celui des relations entre l'Etat et les cultes, et ce dans un contexte marqué de forte médiatisation du religieux, d'une omniprésence de l’islam (et surtout des peurs relatives à l'islam) tant dans les médias que dans le débat public, et de controverses sur des questions éthiques, entre sécularisation de la société et reconquête de l’espace public par le religieux. Il met en particulier en évidence les politiques publiques en lien avec le fait religieux, marquées par les développements de l’actualité récente, la réforme des cours de religion et de morale non confessionnelle, ainsi que la diversité culturelle et convictionnelle que l'on rencontre dans la Région de Bruxelles-Capitale. Il pointe enfin la progressive tendance des reponsables politiques à s’appuyer sur les organisations convictionnelles pour travailler à la paix et à la cohésion sociales.

Le rapport au format pdf peut être téléchargé au moyen du lien ci-dessous.

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Les 28 et 29 mars derniers se tenait à Paris un colloque intitulé « Pluralité religieuse et unité républicaine », à l’initiative du Cefrelco (Centre d'étude du fait religieux contemporain), et ce afin d’interroger une laïcité malmenée ces derniers temps, à l’intérieur comme à l’extérieur de la République. Car comme l’écrivait récemment le philosophe bruxellois Vincent de Coorebyter, la laïcité française a mauvaise réputation, voire est devenue aux yeux d’aucuns un repoussoir liberticide. De l’extérieur en effet, la France est souvent perçue comme une République athée, indifférente au religieux, prompte à le marginaliser, ou même le discriminer — prompte assurément à reléguer la religion dans la sphère privée. Cette idée reçue reflète bien entendu une méconnaissance du droit français comme de la société française, du poids que continue à y exercer un catholicisme fortement enraciné et du rôle qu’y jouent les grandes familles spirituelles, dans un pays moins sécularisé que plusieurs de ses voisins et surtout nettement plus diversifié que la plupart d’entre eux.

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Analyses du mois

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